Marie


Marie se dirige vers la rivière
Un air doux et enveloppant secoue légèrement sa jaquette
Jeune femme et encore enfant dans sa tête
Marie vie son premier matin d’été à la campagne
Ses parents dorment tranquilles
Personne autour
Aucun son autre que celui de l’eau sur les roches
Et celui du feuillage dans le bois
Marie étire les bras, prend de grandes respirations
Elle promène son regard
Sur un paysage solitaire et idyllique
Elle voudrait être vue, qu’on sente son bien-être
Marie s’étend sur le rocher
Elle ferme les yeux
Une voix aussi douce que dans un rêve lui dit
– C’est donc vous la belle Marie
Elle ouvre les yeux tranquillement, sans sursaut
Comme si elle attendait cette visite impromptue
Comme si elle la désirait
– Et c’est vous le beau Jean dont on m’a tant parlé
– Vous permettez que je m’assoie ?
Jean s’assoit sans attendre la réponse
Légèrement penché vers Marie
Sa chemise blanche déboutonnée
Lâche sur son jean bleu
– Quelle injustice ! Une telle beauté
– Pourquoi une injustice ?
Répond Marie sans détourner son regard
Fixé droit devant elle, vers le ciel
Un long silence s’installe…
Puis de ses doigts délicats Jean fait glisser la bretelle de la jaquette par-dessus l’épaule de Marie
Qui ne réagit que par une profonde respiration
Deux doigts de Jean rabaissent doucement la jaquette de Marie glissant délicatement sur son sein
Jusqu’à sa poitrine impuissante à cacher son bien-être
Il se penche un peu plus
Et pose ses lèvres chaudes
Sur le bout du sein mou et dur de Marie


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