« N’ayez les coeurs contre nous endurcis »

Plutôt que de modeler nos états d’âme sur les « sentiments » funèbres de l’ « Establishment » rapportés par les médias avant même le résultat final qui donnait la victoire à Donald J. Trump, les élections américaines devraient nous faire réfléchir sur les enjeux cachés que ces mêmes médias ont bien tenté de dissimuler tout au long de cette campagne.

– les guerres incessantes des USA qui coûtent des milliards de dollars au peuple américain.
– les provocations et les risques d’une confrontation majeure avec la Russie et les menaces US de déclencher la première frappe nucléaire de manière « préventive ».
– les traités supranationaux aux profits des grandes multinationales qui engendrent misère et pauvreté aux États-Unis.
– les promesses non tenues des démocrates pour faire disparaître les inégalités sociales…

Toutes des choses qu’a dénoncé Trump durant sa campagne électorale mais dont on a pratiquement jamais entendu parler dans les médias mainstream qui n’en ont eu que pour la personnalité de Trump et le fait qu’Hillary Clinton était une femme.

Sans parler de la profonde déception des Américains qui avaient mis tous leurs espoirs en Barak Obama qui lui,  a choisi de se transformer en un « Tsipras » américain.

Certes Trump est ce qu’on appelle un neutron libre, imprévisible, étroit d’esprit et arrogant, raciste si vous voulez. Il ne changera pas la situation aux États-Unis, ni ailleurs dans le monde comme pourraient l’espérer la Russie ou toute autre force non-interventionniste. Le FBI, la CIA, Wall Street seront rapidement à ses trousses pour qu’il consacre son ineptie politique à leurs « bonnes causes » « humanitaires » et conflictuelles. Ça ne prendra pas beaucoup de temps avant que les affinités « biologiques » entre Donald Trump et Wall Street se révèlent au grand jour. Quand le capitalisme a épuisé ses ressources et alternatives traditionnelles qui vacillent entre conservatisme rigide et démocratisme apparent, il n’hésite pas à puiser dans ses réserves, les plus autoritaires soient-elles, même avec une connotation fascisante.

Mais c’est le choix qu’ont laissé aux Américains les Démocrates en magouillant la victoire d’Hillary Clinton contre Bernie Sanders. Et c’est la seule façon que les électeurs US ont vu à leur disposition pour exprimer leur colère contre un système corrompu et complètement vendu à Wall Street et au complexe militaro-industriel qui ne cessent de les écraser et de parler hypocritement en « leur nom ».

Maintenant, prenez tous les mécontents contre l’ « Establishment » US, Républicains et Démocrates réunis et imaginez la victoire qu’aurait obtenu Bernie Sanders contre Trump. C’est là qu’on aurait vu le vrai visage de Donald J. Trump et ses véritables accointances avec l’Amérique de la haute finance.

Ne faisons pas l’erreur de juger le peuple américain car peu importe le tempérament et la personnalité de Donald Trump, le résultat des élections présidentielles aux États-Unis, ce sont les Démocrates qui en portent l’entière responsabilité.

Hillary Clinton, Barak Obama et consors auront démontré à la face du monde comment ils étaient déconnecté du peuple et de ses véritables sentiments. La gauche bien pensante, celle qui prétend représenter la classe moyenne à travers les médias et les ONG qui se nourrissent d’émotions sur les questions environnementales; qui justifie les guerres dites « humanitaires » au nom des droits de l’hommisme. Ce tremplin vaseux qui vacille constemment entre les dirigeants politiques et le peuple, cette mouvance incestueuse du « politically correctness ». Tous ces pantins de l’Establishment politique et économique corrompu qui alimentent au quotidien la pensée unique, ils auront aussi nourri une colère insoupçonnée qui vient de leur éclater en pleine face.

Et maintenant ils versent des larmes de crocodile.

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