Le tour de passe passe du gouvernement Charest aux étudiants

Les représentants du mouvement étudiant québécois se sont présentés à la négociation avec le gouvernement Charest lundi, décidés à traiter deux questions majeures : La hausse des frais de scolarité et la Loi spéciale 78 adoptée en vue de réprimer ce même mouvement.

Avec des propos rassurants la ministre Courchesne avouait d’emblée qu’aucune question ne serait exclue des discussions.

Mais lorsque la question de la Loi spéciale fut mise sur le tapis il apparaît évident que les négociateurs gouvernementaux ont convaincu les étudiants qu’elle serait placée après la discussion jugée par eux comme prioritaire. En effet on peut imaginer qu’il fut facile à Mme Courchesne de faire accepter l’idée que cette question serait résolue d’elle-même après une entente négociée.

Ce que n’avait pas prévue les étudiants encore une fois, c’est que le gouvernement, fidèle à sa ligne de conduite depuis le tout début du conflit, n’avait aucune intention de négocier une véritable concession sur les frais de scolarité… gardant ainsi dans sa poche l’infâme Loi 78, sachant qu’il allait mettre un terme aux négociations avant-même que ce sujet soit traité dans le cas d’une position ferme des étudiants.

Un tour de passe passe joué aux étudiants qui vont négocier en toute sincérité, plein de candeur et d’espoir, par un vieux routier plein de calculs et de magouilles politiques et pour qui l’essentiel ne sera jamais les droits fondamentaux ni les droits sociaux mais ses basses manoeuvres électoralistes.

Un profond dégout, en particulier pour la politique. Voilà ce que doit ressentir la jeunesse québécoise ce soir alors que le gouvernement n’a pas tenu sa parole et a mis un terme unilatéral aux négociations avec les étudiants.

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