Le fond des choses

En réponse à « Le fond des choses » de Josée Legault, le 8 juin 2011

Le fond des choses Mme Leguault, ne réside pas dans la question de savoir si la direction du PQ veut faire la souveraineté ou simplement prendre le pouvoir.

Le fond des choses vient du fait qu’en traitant la souveraineté comme une notion abstraite, indépendamment des intérêts pour qui on veut la souveraineté, conduit à des aberrations comme la liquidation de la SOQUIP par Lucien Bouchard, des lois anti-ouvrières (voire anti-constitutionnelles) par le gouvernement Lévesques au début des années ’80 (malgré son soi-disant préjugé favorable envers les travailleurs) et encore aujourd’hui par un projet de loi visant à museler les citoyens face aux intérêts d’une des plus grandes entreprises québécoises, Québécor Média, dont les bénéfices annuels tournent autour de 10 milliards de dollars.

L’effet Khadir comme vous dites, n’est pas qu’une question de personnalité, malgré qu’il ait vraiment la personnalité de l’emploi. C’est aussi parce que Québec solidaire conçoit avant tout la souveraineté comme un instrument d’émancipation dans les intérêts économiques du peuple avant celui des grandes entreprises et des corporations. Rejetant du coup cette vision néolibérale pour laquelle tout ce qui est bon pour l’entreprise est bon pour la nation.

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